Que ce ne soit pas toujours les mêmes qui aient la parole... Cette fois, elle est à Tom Hollander, alias Lord Beckett, le nouveau méchant de Pirates des Caraïbes.
À leur première rencontre avec Tom Hollander, la plupart des journalistes faisaient des commentaires sur combien différent de Beckett il était. Hollander a joué son personnage plus grand que nature avec une telle conviction venimeuse que beaucoup étaient convaincus qu'ils le détesteraient... et ont été déçus de découvrir que c'était un type vraiment gentil. Ce qui a conduit à la question évidente de savoir ce qui a inspiré son portrait de Beckett.
On dit que vous êtes venu avec votre propre perruque, mais que Gore Verbinski y a mis son veto et jeté son dévolu sur une perruque à la Elton John...
TH: [rire] Je pensais que j'aurais une jolie perruque comme celle de Johnny Depp dans Rochester, le dernier des libertins, que j'avais fait avec lui. Je pensais qu'il avait une perruque attrayante et il avait l'air très sexy avec. Je m'en suis trouvé une semblable et le département des costumes l'a tolérée parce qu'ils avaient les moyens, sachant qu'ils pourraient toujours la changer plus tard. Mais ils ont vraiment été gentils avec moi. Gore a jeté un coup d'oeil à cette longue perruque à la Michael Ball et je la secouais d'un côté et de l'autre. Il a dit: "Non, je ne veux pas voir ça. Là, je vois un type avec des cheveux longs comme un coiffeur." Alors on m'a donné ce truc poudré que vous voyez dans le film. Le problème avec cette histoire c'est que j'aurais voulu dire: "c'était quelque chose que je n'avais jamais vu avant à part dans une fête organisée par Elton John". Mais vous l'avez déjà dit.
Mais vous avez appris à aimer cette perruque, j'en suis sûr...
TH: Oui, en effet. Nous avons une relation basée sur le respect l'un envers l'autre. C'est légèrement froid, mais nous vivons l'un avec l'autre.
Était-ce intimidant de rejoindre une franchise aussi énorme?
TH: Oui. Nous étions, en quelque sorte, de nouveaux éléments sur ce qui avait été un énorme succès. C'était assez sympa. Mais le fait est que nous étions de nouveaux éléments, alors si cette fois ça ne marchait pas, nous aurions pû être blamés, donc d'une certaine façon c'était une inquiétude mais le sentiment d'exclusion que j'avais de ne pas faire partie de la bande de départ a servi à mon personnage qui, comme vous pouvez le voir dans le film, n'a pas sa place dans la bande. Être mis à part m'a seulement aidé à être méchant! Ça a marché, même si alors que les mois passaient je me sentais un peu seul!
Étiez-vous avide de vous lâcher et de faire un peu de capes et d'épées?
TH: Oui, en effet. Je devais faire bon usage de ce que j'avais: vêtements coûteux, joli mobilier, un bureau sympa avec terrace. J'ai apprécié le fait que si ça avait été un drame en costumes produit par la BBC, j'aurais eu, derrière moi, une cathédrale en décor. Que les gens auraient pointé du doigt en disant: "eh, j'y suis allé". Ce qui aurait été une cause d'anxiété car je me serais inquiété du fait qu'ils feraient plus attention à ça qu'à ce que je disais.
Je suppose que l'after-party de la nuit dernière a été un événement...
Eh bien, c'était en proportion avec le film qui a précédé...
Alors vous avez fini de filmer le troisième?
TH: Non, nous allons revenir en août, septembre et octobre, il y a encore un peu à faire.
Un grand saut, j'imagine, par rapport aux films indépendants.
TH: Eh bien, ouais, chaque scène coûtait autant qu'un film indépendant. Au moins certaines d'entre elle. Une scène aurait suffit à faire Lawless Heart. Une autre Bedroom and Hallways. Alors c'était extraordinaire. Et quand je suis devenu acteur, je voulais juste me retrouver sur des îles désertes à tourner avec Trevor Howard, Roger Moore et Edward Fox et c'est ce que j'ai fait qui s'en rapproche le plus. Le lieu exotique avec la mer turquoise et les plages de sable blanc et les cocotiers: c'était vraiment merveilleux.
Comment avez-vous fait partie de l'aventure?
TH: Ils m'ont téléphoné, j'ai prétendu ne pas être intéressé et alors je me suis précipité pour le faire.
Vous aviez déjà travaillé avec d'autres membres du casting.
TH: Oh, vous pensez que ça a un rapport? Vous pensez que parce que j'ai fait Le Libertin avec Johnny Depp, il m'a trouvé le boulot et que c'était injuste et que je n'aurais pas dû l'avoir? C'est ce que vous voulez dire?
J'ai travaillé avec Keira, j'ai travaillé avec Bill [Nighy] quatre fois, j'ai travaillé avec Johnny une fois. J'ai rencontré Jack [Davenport] plusieurs fois auparavant. Nous étions dans la même école. Nous étions dans la même école et la nuit dernière pour la première nous portions le même costume et la même chemise sans nous être concertés ce qui est plutôt bizarre. Pas que ce soit important, mais c'était juste amusant.
C'était sympa sur le plateau parce que nous nous connaissions tous. L'atmosphère était comme une bizarre sortie entre anglais, un voyage scolaire vraiment fantastique aux frais d'Hollywood.
Comment c'était de filmer deux films à la suite?
TH: Eh bien c'était juste comme filmer un seul film, vraiment, parce que c'est une histoire. Pirates 2 et 3. Eh bien, en fait, Pirates 1, 2 et 3 deviennent une histoire quand vous les voyez tous. Et tous les films sont filmés avec les séquances dans le désordre, comme vous le savez alors c'est essentiellement le même procédé. C'est juste plus long et plus profond et plus bizarre.
Pas de fièvre des îles?
TH: Pas pour moi, parce que je n'avais pas trop à en faire. C'est difficile pour l'équipe, d'être au large si longtemps. C'est toujours l'équipe qui fait tout le boulot.
Y aura-t-il un châtiment pour Cutler dans le troisième film?
TH: J'aurais du mal à m'en sortir, non? Mais non, je ne vous dirais vraiment rien de l'histoire du troisième. Il y a beaucoup en magasin. Je serais de retour. J'adopte un accent autrichien et fais un tas de trucs...
Ce sera la fin? Est-ce que le troisième sera le dernier?
TH: Je n'en ai aucune idée. Ne me le demandez pas à moi, demandez-le à M. Bruckheimer
Il parle très doucement pour un puissant producteur.
TH: Bien, ils parlent toujours très calmement, ces puissants producteurs. J'ai fait la même chose pour Cutler Beckett, vous avez pu remarquer que je n'élève jamais la voix. C'est un truc de statut important. Je l'ai seulement rencontré un jour sur le plateau et il prennait beaucoup de photos. J'ai dit "Prenez-vous des photos sur tous vos plateaux?" Il prenait littéralement des photos comme l'aurait fait un touriste; un touriste à qui on aurait donné un jour de visite sur un plateau de cinéma et qui n'en aurait jamais vu un avant. C'était absolument bizarre. Mais il a dit: "Oui, je n'ai rien d'autre à faire", ce qui je pense était vraiment cool.
Comment était Gore?
TH: Il est à fond dans son travail. Il est extraordinaire et il n'a pas eu un jour de congé en trois ans et quelques. Alors nous l'aimons tous. Il ne sait pas vraiment quoi faire quand nous ne sommes pas en costume, il ne peux vraiment pas vous parler, mais quand vous êtes en costume, nous devenons des pièces d'échec qu'il déplace.
Est-ce amusant de jouer un méchant?
TH: Oui, c'est amusant d'être un méchant. C'est toujours bien de jouer quelqu'un de mauvais. Eh bien, il n'est pas si méchant, vraiment, il est juste plutôt froid. Il a cet air arrogant, n'est-ce pas, et il a un plan, un très gros plan et il ne semble pas du tout se soucier de tous les personnages de Pirates 1 que nous aimons.
On a l'impressions qu'il est ce membre de la famille que vous n'inviteriez pas au dîner de Noël.
TH: Dieu, bien, je suppose, oui. Il ne voudrait probablement pas venir, de toutes façons. Le membre de la famille que vous n'invitez pas à Noël est juste du genre ennuyeux, alors que lui est mortellement dangereux. Eh bien, en théorie. Peut-être qu'il est seulement ennuyeux. Il balaierait juste Noël d'un mouvement de la main: abolissez-moi ça.
Il est comme Scrooge, vraiment.
TH: Il l'est, oui, mais je le pense un peu plus glamour que Scrooge. Je pense qu'il a plus de carrure. C'est la personne qui s'empare du monde, il ne se contente pas de gâcher Noël. Je pense que ça satisfait mon ego. Scrooge est un peu malheureux, s'asseoit dans une pièce et ne parle pas aux gens, alors que Beckett se pavane dans le monde entier dans des vêtements chics et relocalise des populations entières et veut tuer Johnny Depp.
Et vous le faîtes sans avoir à vous inquiéter de tirer l'épée.
TH: Exactement. Je reste juste assis dans de jolis fauteuils. Je n'ai pas à faire ça, d'autres le font pour moi. David Mercer commet les meurtres pour moi. Il fait le sale travail pendant que je me lime les ongles et élabore un plan.
Il n'est rien sans son homme de main.
TH: Eh bien, il délègue. Jerry Bruckeimer ne serait rien sans ses hommes de main, non? Il ne tourne pas, il dit: " toi tu fais ça, toi tu fais ça, et toi tu fais ça. Et je prendrai quelques photos." Il ne les décrirait pas comme des hommes de main, mais en terme de pyramide hiérarchique, Jerry est au sommet et tous les autres en-dessous. Dans le film, Cutler Beckett est au sommet et tous les autres sont en-dessous
Où se situe Jack Sparrow dans ce schéma?
TH: Ahh, intéressant, il se balade partout en établissant ses propres règles. Il change constament de position, n'est-ce pas? C'est ce qui est bien avec les pirates. Ce sont les personnages les plus fascinants.
Avez-vous un rôle significatif dans le numéro 3? J'ai cru comprendre que ça parlait moins de la Compagnie des Indes et plus de Singapour.
TH: Oui, j'en ai un. Je dirais même qu'il est plus important que dans le 2.
Voulez-vous entrer un peu en action dans le trois? Aimeriez-vous vous battre en duel?
TH: Eh bien, attendez et vous verrez ce qui arrive dans le trois.
Ça sonne comme un "oui, j'aimerais".
TH: Eh bien ça n'est peut-être pas sensé sonner comme ça, mais je deviens plus impliqué.
Les hommes de main gâchent toujours tout à la dernière minute et c'est à vous de faire le boulot...
TH: Oui, mais non. Vous pourriez passer la journée à essayer de deviner l'intrigue, alors j'arrêterais maintenant, si j'étais vous. Je suppose que ça pourrait arriver, mais j'aurais juste à me trouver un autre homme de main.
Eh bien, c'est très compliqué de vous parler d'un film que vous avez déjà tourné mais dont vous n'avez pas le droit de nous parler.
TH: Oui, je peux imaginer que c'est intrigant, mais vous ne tirerez rien de moi. En tout cas, pas plus que ce que vous avez déjà.
Et l'expérience du tapis rouge à la première?
TH: Assez surréaliste, tous ces milliers de gens qui hurlaient et poussaient des acclamations autour de moi... Mais comme personne n'avait la moindre idée de qui j'étais je me sentais étrangement tranquille.
préparée par Zakath Nath (merci à elle, c'est elle (ou lui) qui a eu cette interview)
À leur première rencontre avec Tom Hollander, la plupart des journalistes faisaient des commentaires sur combien différent de Beckett il était. Hollander a joué son personnage plus grand que nature avec une telle conviction venimeuse que beaucoup étaient convaincus qu'ils le détesteraient... et ont été déçus de découvrir que c'était un type vraiment gentil. Ce qui a conduit à la question évidente de savoir ce qui a inspiré son portrait de Beckett.
On dit que vous êtes venu avec votre propre perruque, mais que Gore Verbinski y a mis son veto et jeté son dévolu sur une perruque à la Elton John...
TH: [rire] Je pensais que j'aurais une jolie perruque comme celle de Johnny Depp dans Rochester, le dernier des libertins, que j'avais fait avec lui. Je pensais qu'il avait une perruque attrayante et il avait l'air très sexy avec. Je m'en suis trouvé une semblable et le département des costumes l'a tolérée parce qu'ils avaient les moyens, sachant qu'ils pourraient toujours la changer plus tard. Mais ils ont vraiment été gentils avec moi. Gore a jeté un coup d'oeil à cette longue perruque à la Michael Ball et je la secouais d'un côté et de l'autre. Il a dit: "Non, je ne veux pas voir ça. Là, je vois un type avec des cheveux longs comme un coiffeur." Alors on m'a donné ce truc poudré que vous voyez dans le film. Le problème avec cette histoire c'est que j'aurais voulu dire: "c'était quelque chose que je n'avais jamais vu avant à part dans une fête organisée par Elton John". Mais vous l'avez déjà dit.
Mais vous avez appris à aimer cette perruque, j'en suis sûr...
TH: Oui, en effet. Nous avons une relation basée sur le respect l'un envers l'autre. C'est légèrement froid, mais nous vivons l'un avec l'autre.
Était-ce intimidant de rejoindre une franchise aussi énorme?
TH: Oui. Nous étions, en quelque sorte, de nouveaux éléments sur ce qui avait été un énorme succès. C'était assez sympa. Mais le fait est que nous étions de nouveaux éléments, alors si cette fois ça ne marchait pas, nous aurions pû être blamés, donc d'une certaine façon c'était une inquiétude mais le sentiment d'exclusion que j'avais de ne pas faire partie de la bande de départ a servi à mon personnage qui, comme vous pouvez le voir dans le film, n'a pas sa place dans la bande. Être mis à part m'a seulement aidé à être méchant! Ça a marché, même si alors que les mois passaient je me sentais un peu seul!
Étiez-vous avide de vous lâcher et de faire un peu de capes et d'épées?
TH: Oui, en effet. Je devais faire bon usage de ce que j'avais: vêtements coûteux, joli mobilier, un bureau sympa avec terrace. J'ai apprécié le fait que si ça avait été un drame en costumes produit par la BBC, j'aurais eu, derrière moi, une cathédrale en décor. Que les gens auraient pointé du doigt en disant: "eh, j'y suis allé". Ce qui aurait été une cause d'anxiété car je me serais inquiété du fait qu'ils feraient plus attention à ça qu'à ce que je disais.
Je suppose que l'after-party de la nuit dernière a été un événement...
Eh bien, c'était en proportion avec le film qui a précédé...
Alors vous avez fini de filmer le troisième?
TH: Non, nous allons revenir en août, septembre et octobre, il y a encore un peu à faire.
Un grand saut, j'imagine, par rapport aux films indépendants.
TH: Eh bien, ouais, chaque scène coûtait autant qu'un film indépendant. Au moins certaines d'entre elle. Une scène aurait suffit à faire Lawless Heart. Une autre Bedroom and Hallways. Alors c'était extraordinaire. Et quand je suis devenu acteur, je voulais juste me retrouver sur des îles désertes à tourner avec Trevor Howard, Roger Moore et Edward Fox et c'est ce que j'ai fait qui s'en rapproche le plus. Le lieu exotique avec la mer turquoise et les plages de sable blanc et les cocotiers: c'était vraiment merveilleux.
Comment avez-vous fait partie de l'aventure?
TH: Ils m'ont téléphoné, j'ai prétendu ne pas être intéressé et alors je me suis précipité pour le faire.
Vous aviez déjà travaillé avec d'autres membres du casting.
TH: Oh, vous pensez que ça a un rapport? Vous pensez que parce que j'ai fait Le Libertin avec Johnny Depp, il m'a trouvé le boulot et que c'était injuste et que je n'aurais pas dû l'avoir? C'est ce que vous voulez dire?
J'ai travaillé avec Keira, j'ai travaillé avec Bill [Nighy] quatre fois, j'ai travaillé avec Johnny une fois. J'ai rencontré Jack [Davenport] plusieurs fois auparavant. Nous étions dans la même école. Nous étions dans la même école et la nuit dernière pour la première nous portions le même costume et la même chemise sans nous être concertés ce qui est plutôt bizarre. Pas que ce soit important, mais c'était juste amusant.
C'était sympa sur le plateau parce que nous nous connaissions tous. L'atmosphère était comme une bizarre sortie entre anglais, un voyage scolaire vraiment fantastique aux frais d'Hollywood.
Comment c'était de filmer deux films à la suite?
TH: Eh bien c'était juste comme filmer un seul film, vraiment, parce que c'est une histoire. Pirates 2 et 3. Eh bien, en fait, Pirates 1, 2 et 3 deviennent une histoire quand vous les voyez tous. Et tous les films sont filmés avec les séquances dans le désordre, comme vous le savez alors c'est essentiellement le même procédé. C'est juste plus long et plus profond et plus bizarre.
Pas de fièvre des îles?
TH: Pas pour moi, parce que je n'avais pas trop à en faire. C'est difficile pour l'équipe, d'être au large si longtemps. C'est toujours l'équipe qui fait tout le boulot.
Y aura-t-il un châtiment pour Cutler dans le troisième film?
TH: J'aurais du mal à m'en sortir, non? Mais non, je ne vous dirais vraiment rien de l'histoire du troisième. Il y a beaucoup en magasin. Je serais de retour. J'adopte un accent autrichien et fais un tas de trucs...
Ce sera la fin? Est-ce que le troisième sera le dernier?
TH: Je n'en ai aucune idée. Ne me le demandez pas à moi, demandez-le à M. Bruckheimer
Il parle très doucement pour un puissant producteur.
TH: Bien, ils parlent toujours très calmement, ces puissants producteurs. J'ai fait la même chose pour Cutler Beckett, vous avez pu remarquer que je n'élève jamais la voix. C'est un truc de statut important. Je l'ai seulement rencontré un jour sur le plateau et il prennait beaucoup de photos. J'ai dit "Prenez-vous des photos sur tous vos plateaux?" Il prenait littéralement des photos comme l'aurait fait un touriste; un touriste à qui on aurait donné un jour de visite sur un plateau de cinéma et qui n'en aurait jamais vu un avant. C'était absolument bizarre. Mais il a dit: "Oui, je n'ai rien d'autre à faire", ce qui je pense était vraiment cool.
Comment était Gore?
TH: Il est à fond dans son travail. Il est extraordinaire et il n'a pas eu un jour de congé en trois ans et quelques. Alors nous l'aimons tous. Il ne sait pas vraiment quoi faire quand nous ne sommes pas en costume, il ne peux vraiment pas vous parler, mais quand vous êtes en costume, nous devenons des pièces d'échec qu'il déplace.
Est-ce amusant de jouer un méchant?
TH: Oui, c'est amusant d'être un méchant. C'est toujours bien de jouer quelqu'un de mauvais. Eh bien, il n'est pas si méchant, vraiment, il est juste plutôt froid. Il a cet air arrogant, n'est-ce pas, et il a un plan, un très gros plan et il ne semble pas du tout se soucier de tous les personnages de Pirates 1 que nous aimons.
On a l'impressions qu'il est ce membre de la famille que vous n'inviteriez pas au dîner de Noël.
TH: Dieu, bien, je suppose, oui. Il ne voudrait probablement pas venir, de toutes façons. Le membre de la famille que vous n'invitez pas à Noël est juste du genre ennuyeux, alors que lui est mortellement dangereux. Eh bien, en théorie. Peut-être qu'il est seulement ennuyeux. Il balaierait juste Noël d'un mouvement de la main: abolissez-moi ça.
Il est comme Scrooge, vraiment.
TH: Il l'est, oui, mais je le pense un peu plus glamour que Scrooge. Je pense qu'il a plus de carrure. C'est la personne qui s'empare du monde, il ne se contente pas de gâcher Noël. Je pense que ça satisfait mon ego. Scrooge est un peu malheureux, s'asseoit dans une pièce et ne parle pas aux gens, alors que Beckett se pavane dans le monde entier dans des vêtements chics et relocalise des populations entières et veut tuer Johnny Depp.
Et vous le faîtes sans avoir à vous inquiéter de tirer l'épée.
TH: Exactement. Je reste juste assis dans de jolis fauteuils. Je n'ai pas à faire ça, d'autres le font pour moi. David Mercer commet les meurtres pour moi. Il fait le sale travail pendant que je me lime les ongles et élabore un plan.
Il n'est rien sans son homme de main.
TH: Eh bien, il délègue. Jerry Bruckeimer ne serait rien sans ses hommes de main, non? Il ne tourne pas, il dit: " toi tu fais ça, toi tu fais ça, et toi tu fais ça. Et je prendrai quelques photos." Il ne les décrirait pas comme des hommes de main, mais en terme de pyramide hiérarchique, Jerry est au sommet et tous les autres en-dessous. Dans le film, Cutler Beckett est au sommet et tous les autres sont en-dessous
Où se situe Jack Sparrow dans ce schéma?
TH: Ahh, intéressant, il se balade partout en établissant ses propres règles. Il change constament de position, n'est-ce pas? C'est ce qui est bien avec les pirates. Ce sont les personnages les plus fascinants.
Avez-vous un rôle significatif dans le numéro 3? J'ai cru comprendre que ça parlait moins de la Compagnie des Indes et plus de Singapour.
TH: Oui, j'en ai un. Je dirais même qu'il est plus important que dans le 2.
Voulez-vous entrer un peu en action dans le trois? Aimeriez-vous vous battre en duel?
TH: Eh bien, attendez et vous verrez ce qui arrive dans le trois.
Ça sonne comme un "oui, j'aimerais".
TH: Eh bien ça n'est peut-être pas sensé sonner comme ça, mais je deviens plus impliqué.
Les hommes de main gâchent toujours tout à la dernière minute et c'est à vous de faire le boulot...
TH: Oui, mais non. Vous pourriez passer la journée à essayer de deviner l'intrigue, alors j'arrêterais maintenant, si j'étais vous. Je suppose que ça pourrait arriver, mais j'aurais juste à me trouver un autre homme de main.
Eh bien, c'est très compliqué de vous parler d'un film que vous avez déjà tourné mais dont vous n'avez pas le droit de nous parler.
TH: Oui, je peux imaginer que c'est intrigant, mais vous ne tirerez rien de moi. En tout cas, pas plus que ce que vous avez déjà.
Et l'expérience du tapis rouge à la première?
TH: Assez surréaliste, tous ces milliers de gens qui hurlaient et poussaient des acclamations autour de moi... Mais comme personne n'avait la moindre idée de qui j'étais je me sentais étrangement tranquille.
préparée par Zakath Nath (merci à elle, c'est elle (ou lui) qui a eu cette interview)

